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L'association Pinocchio-HDF en mémoire de Liliane Detève

En février 2025, nous avions rencontré Rodolphe Detève à Amiens. Il manifestait pour obtenir la vérité de la part du CHU d’Amiens concernant le décès de sa mère, Liliane Detève. Il n’est pas question de vengeance, de justice, d’indemnités mais d’un besoin de vérité !

Sa mère est décédée en août 2020, en 24 heures, empoisonnée par l'administration de plusieurs doses létales de TRAMADOL alors qu’elle était entrée à l’hôpital pour une chute dans l’escalier et qu’elle souffrait du genou et du poignet sans que le pronostic vital ne soit engagé. Deux jours après, le CHU annonçait la mort de Liliane : un véritable choc traumatique pour la famille. L’autopsie de Liliane révèle dans son organisme du tramadol en quantité mortelle. Depuis 2020, donc depuis 6 ans, Rodolphe et sa famille persistent dans leur quête de vérité et leurs revendications pour que la justice réalise son travail d’investigation.  Vous pourrez retrouver les détails dans l’article de février 2025 : L'hôpital public peut-il tuer impunément ? 

 

Nous reprenons le cours de l’affaire ci-dessous avec les suites de la plainte, une deuxième plainte à l’horizon et la création de l’association Pinocchio-HDF

Où en est sa première plainte ?

La première plainte a été déposée en février 2021 et en février 2025, l’instruction était figée : aucune investigation aucune audition, aucune saisie : rien de ce qui semblait être les pas d’une enquête n’était réalisé compromettant ainsi la préservation des preuves. La justice ne répondait aux demandes de Rodolphe et de son avocate Me Nedjma Abdi que par le silence. 

De nouveaux éléments sont apparus fin août 2026 : l’examen neuropathologique complémentaire du cerveau, réalisé en 2020 et qui n’avait pas été communiqué, révèle des lésions. (un parenchyme cérébral œdémateux et congestif ainsi que des lésions d'atrophie fronto-temporale). Ces éléments appellent une expertise et questionnent à nouveau sur la plaie constatée dont la chronologie des faits laisse à penser que c’est dans l’enceinte de l’hôpital qu’elle a été blessée.

A ce jour, Rodolphe confirme :

« Le dossier médical ne permet pas, à ce jour, de comprendre de manière satisfaisante comment cette substance s'est retrouvée dans son organisme, à quelle heure elle aurait été administrée, à quelle dose et par qui. »

« Je demande simplement que les documents originaux, les différentes versions et les traces informatiques permettent de déterminer ce qui a été écrit initialement, ce qui a éventuellement été modifié et à quel moment. »

« la question des journaux d'audit du dossier médical* est aujourd'hui fondamentale. »

* registre informatique sécurisé et chronologique qui enregistre toutes les actions et les accès effectués sur un dossier patient.

 

Une nouvelle plainte en cours

Au regard de l'ensemble de ces nouveaux éléments, Rodolphe prépare une seconde plainte, visant notamment des faits susceptibles de relever du faux et usage de faux, de la falsification de documents et de l'homicide volontaire, sous réserve naturellement de la qualification juridique qui sera retenue par l'autorité judiciaire.

« Il ne s'agit pas pour moi de condamner qui que ce soit avant qu'une enquête permette d'établir les faits. Il s'agit précisément de demander que les faits soient enfin recherchés, vérifiés et confrontés aux éléments médicaux, toxicologiques et informatiques disponibles. »

« Je ne cherche pas la vengeance. Je cherche la vérité. Liliane Deteve était ma mère. »

Création de l’association Pinocchio-HDF : https://www.pinocchio-hdf.com/

De cette tragédie familiale est également née Pinocchio-HDF, le 5 avril 2025, association dont Rodolphe est président. Elle s’engage auprès des victimes et des familles confrontées aux violences ou aux dysfonctionnements médicaux hospitaliers et en EHPAD.

Aujourd'hui, l'association accompagne des familles et travaille sur des dossiers particulièrement lourds.

Leur objectif n'est pas de se substituer à la Justice mais de permettre aux victimes et aux familles de faire entendre leur voix, de préserver les éléments dont elles disposent et de demander que les situations dénoncées soient réellement examinées.

Le combat pour la vérité sur le décès de Liliane est à l'origine de cet engagement.

L'accès à la vérité est un droit fondamental et inaliénable.

 

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