Nous avons reçu en interview Me Virginie de Araújo-Recchia et ses clients Monsieur et Madame C. qui souhaitent dénoncer une situation ubuesque que nous résumons infra. Les termes employés par Me de Araújo-Recchia sont révélateurs de l’ampleur de ce que vivent ces parents : acharnement, arbitraire, détournement de pouvoir, atteinte à la vie privée et familiale, maltraitance institutionnelle, discrimination religieuse, violation du devoir de neutralité du fonctionnaire. Face à cela, la cohésion sociale est une force, c’est pourquoi nous vous remercions de partager cette interview qui est aussi un appel à témoignages aux parents qui vivent des situations similaires. Ils peuvent nous contacter :
Me Virginie de Araújo-Recchia rappelle que ce sont des milliers de familles qui subissent cette maltraitance et très peu d’entre elles ont le courage « héroïque » de Monsieur et Madame C. d’opposer leurs droits naturels face à l’arbitraire, droits qui sont les seuls remparts au totalitarisme et dont la puissance est décuplée par la cohésion et la solidarité.
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Monsieur et Madame C. ont une famille nombreuse. Ils élèvent leurs enfants de façon exemplaire et ceci est attesté par plus de 30 témoignages de professionnels des milieux éducatif, culturel, social, familial et même médical. Leurs enfants sont en bonne santé physique et psychique, ils sont joyeux, sociables, cultivés, etc. En pleine santé donc, ce que confirme l’évaluation réalisée par la mairie au domicile de la famille.
En novembre 2023, les parents reçoivent, de la part des services de l’Éducation nationale, une mise en demeure de scolariser leurs enfants. Ceux-ci étant scolarisés dans un établissement d’enseignement à distance ils ne comprennent pas l’objet de cette mise en demeure et Madame C. mandate une avocate pour déposer un recours. Le référé sera rejeté. L’instruction de ce recours sera close en 2024 mais n’a encore donné lieu à aucune audience ou jugement.
En 2024, Madame C. crée une entreprise de vente ambulante et adresse à l’Éducation nationale une déclaration de scolarisation des enfants à distance auprès d’une école privée. Cette déclaration est interprétée par les services de la DSDEN comme une demande d’autorisation qu’ils acceptent pour 2024-2025.
En novembre 2024, la famille est convoquée pour une inspection. Monsieur et Madame C. émettent un recours en demandant à ce que la visite se fasse à leur domicile. Aucune réponse ne lui est faite tandis qu’elle va recevoir 5 autres convocations. Ils émettront un recours pour chacune d’elle sans obtenir de réponse. Finalement ce sont 7 agents qui vont se présenter à leur domicile. Monsieur et Madame C. n’accepteront que seulement deux d’entre eux, les inspectrices, entrent dans leur maison. Les deux inspectrices se montrent agressives, vindicatives et tentent désespérément - mais vainement- d’imposer leur « autorité » sur les parents. Elles rédigeront ensuite un rapport à charge qui ne pourra que partiellement être consulté car il est caviardé. Elles y font état de violences alors même qu’elles portaient seules cette charge et ne l’ont pas subie mais infligée aux parents.
Cette colère est assez connue chez les autoritaires à qui l’on tient tête, ce que font Monsieur et Madame C., calmement en s’appuyant sur leurs droits. « Vous n’avez pas à poser deux fois la même question à une inspectrice d’Académie !» lui sera-t-il asséné.
En janvier 2025, cette inspectrice de l’Académie de Bordeaux n’en démord pas et veut faire plier la famille coûte que coûte ! Elle va sommer le maire de la ville du domicile de la famille d’émettre une information préoccupante. Le maire s’y refuse. Qu’à cela ne tienne, on s’adresse directement à la Caf. Les fonctionnaires de la Caf ne se distinguent pas en termes de compétences et réclament à la famille deux ans de versements tandis qu’elle suspend les paiements pour les enfants qui ne sont plus considérés à leur charge. Le motif : déscolarisation de tous les enfants ! Les certificats attestant de la scolarité des enfants, preuves irréfutables, n’y changeront rien : le système veut vous broyer, que vous soyez innocent ne lui importe guère pas plus que la conscience de ce « fonctionnaire qui fonctionne » (Ariane Bilheran, Psychopathologie du totalitarisme, Guy Trédaniel, 2023, p.173) et exécutent la mission injustifiée comme l’ordre illégal.
Monsieur et Madame C. doivent faire un recours auprès du Tribunal judiciaire des affaires sociales.
À ce stade, on se demande qui est compétent au sein de ces administrations car l’erreur est ici tellement flagrante et grossière qu’elle aurait dû être repérée et corrigée immédiatement.
Mais ce serait méconnaître le fol engrenage d’un système de rouleau compresseur : vous y glissez un doigt et il vous avale tout cru !
Chaque humain est susceptible de se tromper mais quand l’erreur est partagée par plusieurs fonctionnaires, plusieurs institutions et que tous restent sourds aux arguments et preuves irréfutables, la seule déduction logique est que le but recherché n’est pas celui qui est allégué. Il est statistiquement peu probable que la « malchance », l’incompétence se trouve derrière chaque fonctionnaire rencontré ou alors la dégénérescence est bien plus avancée que nous ne le pensions.
En mars 2025, il sera dit à Monsieur et Madame C. que les cours privés à distance auxquels sont inscrits les enfants ne sont pas homologués, non autorisés…il s’agit là d’allégations mensongères puisque cette école est référencée auprès de l’Éducation nationale et se trouve sur parcours sup !
Le refus des parents de plier devant tant d’absurdités, d’illégalités, est insupportable pour ces individus, gagnés par la folie dictatoriale, voire totalitaire. Ils vont accentuer la coercition sur les parents en invitant l’Aide Sociale à l’Enfance dans leur rituel destructeur. Ce modus operandi n’est pas sans rappeler les collusions et conflits d’intérêts dénoncés par Federico Mele concernant le procureur de la République, le CHU et les services de l’ASE de Dijon.
Depuis plus de 2 ans maintenant, Monsieur C, Madame C, et leurs enfants subissent donc un harcèlement
acharné, injustifié mais aussi illégal pour des faits qui n’existent pas !
« Le harcèlement vise la destruction progressive d’un individu ou d’un groupe par un autre individu ou un groupe, au moyen de pressions réitérées destinées à obtenir de force de l’individu quelque chose contre son gré et, ce faisant, à susciter et entretenir chez l’individu un état de terreur » (Ariane Bilheran, docteur en psychopathologie, Tout sur le harcèlement, Tome I, Bookelis, 2024, 4ème édition, p. 35).
En juin 2025, la famille est touchée par un deuil, terrible, violent, inattendu et qui foudroie par l’injustice qu’il porte : la mort subite du nourrisson. On ne peut, sauf à l’avoir vécue, qu’imaginer l’immense peine qui frappe alors la famille et à laquelle tout humain normalement constitué ne peut que compatir. Il semble toutefois que cette caractéristique humaine fasse défaut dans une catégorie de la population : les fonctionnaires de l’Éducation nationale et des institutions en charge de la protection de l’enfance.
En septembre 2025, ils sont convoqués à l’ASE sous le motif de non scolarisation des enfants. Cette convocation se base sur un simple appel téléphonique de la part des services du procureur, d’après l’ASE qui dépend du Conseil départemental. Ce qui est, bien évidemment, hors cadre légal. Bien que deux rendez-vous se soient très bien déroulés, il sera indiqué dans les documents adressés au procureur dans le cadre de la MJIE (mesure judiciaire d’investigation éducative) que les parents n’ont pas coopéré.
Monsieur et Madame C. apprendront à cette occasion que dans le cadre d’un appel anonyme datant du mois de juin et au décès de leur petite dernière, ils auraient été dénoncés pour mauvais traitement. Le CRIP (Centre de recueil des informations préoccupantes) n’aurait pas donné suite faute d’éléments de preuve.
Pourquoi tant de haine ? Quel est le mobile ? Le questionnement porte ses fruits ; les parents et leur avocate comprennent l’objectif fixé et commun à ces fonctionnaires : détruire cette école de cours à distance ! et mieux encore, détruire une école catholique !
Leur folie des grandeurs a soif de plus de contrôle, de pouvoir. L’instruction en famille ne leur suffit plus, il leur faut aussi détruire toute alternative à l’école publique.
Petit rappel au passage : non seulement les résultats scolaires de l’instruction en famille sont excellents ainsi que ceux de cette école d’enseignement à distance mais ces modes d’instruction font faire des économies à la société ! On marche sur la tête ! Sans doute cette école à distance obtient-elle de trop bons résultats et instruit-elle les enfants de façon à leur permettre de devenir des adultes à l’intelligence développée et aux connaissances riches ; de futurs citoyens difficilement manipulables.
Ces procédures ont un coût. D’abord humain car il y a là bourreaux, victimes et donc traumatismes. Mais également un coût financier, assumé d’une part par les parents pour assurer leur défense mais également par nous, citoyens contribuables, qui finançons malgré nous de tels agissements.
Dans un état de droit, ces harcèlements ne devraient pas exister et toute déviance coercitive devrait être immédiatement sanctionnée. Mais, nous sommes dans un état « totalitaire » qui non seulement laisse faire mais aussi encourage. Nous en voulons pour preuves ces multiples recours de Monsieur et Madame C. qui restent lettre morte et les collusions entre différentes institutions. La justice mettra-t-elle un terme rapidement à cette « torture » que vivent Monsieur et Madame C. depuis maintenant 2 ans et demi ? Nous saluons le courage héroïque de ces parents et de leurs enfants ainsi que l’engagement plein et entier de Me Virginie de Araújo-Recchia.

Me Virginie de Araújo-Recchia met à disposition ses recherches concernant les débats parlementaires : vous le retrouverez ici : https://dar-avocats.com/2026/02/12/linstruction-en-famille-apres-la-loi-du-24-aout-2021-simple-encadrement-ou-reconfiguration-structurelle-de-la-liberte-de-lenseignement/
Vous retrouverez dans ce livre un véritable plaidoyer concernant, entre autres :
l'autorité parentale, l'instruction en famille, le devoir de neutralité des fonctionnaires
et le droit au respect des convictions religieuses, philosophiques et pédagogiques.
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