15 avril 2022

Méthodes d’évaluation des vaccins à ARN

Annette Lexa et Marie-Laure Ledrich toutes deux expertes en toxicologie et toxicologie règlementaire.

Annette Lexa et Marie-Laure Ledrich toutes deux expertes en toxicologie et toxicologie règlementaire.

Annette Lexa entame la conférence :

Choquée que les élus soient si mal informés et si méprisants avec les sachants alors qu’ils sont incompétents, paresseux et ignorants.
Nous avions tout pour gérer la crise : « plus jamais ça »
Il y a eu dévoiements éhontés à la science réglementaire qui se situe entre science et politique dont elle est l’interface pour évaluer les risques en matière de molécules chimiques et médicamenteuses.

principe de prudence => scientifique / évaluation du risque
principe de précaution => politique / gestion du risque
Tous les acteurs ont été mis à l’écart.

Depuis 2015 on voit des dérives : les études observationnelles sont d'aussi bonnes preuves que les études randomisées en double aveugle.

Pour satisfaire à la rapidité on est passé d’essais sur 10 ans à Adaptative passway + AMM conditionnelle à 3 mois ! Un suivi sur 15 jours au lieu de 2 ans.

Les critères ont été redéfinis et il y a eu déviation des critères d’efficacité en excluant la mort.

Rappel des niveaux de preuves :
        - Revues systématiques (synthèse de toutes les connaissances)
        - Méta Analyses (Cocrane)
        - etudes épistémologiques
        - opinion d’experts
        - modélisation in vivo (animal)
        - modélisation in vitro (cellulaire)
        - modélisation mathématiques

A ce titre un procès a été gagné par Vincent Pavan contre l’Etat concernant ce plus faible niveau de preuve qu’est la modélisation mathématique.

Rappel des niveaux d’études :
        - Méta Analyse
        - Révue systématique
        - essaie contrôlés randomisés
        - étude de cohorte
        - étude de cas
        - étude transverse        
        - Série de cas

De l’édition médicale Scientifique :
    - KOL : kind opinion Leader, suivisme et conformisme
    - éditions commerciales (but lucratif)
    - les régulateurs manquent de ressources pour enquêter en cas de suspicion de fraude

De l’Art de présenter les résultats.
Les % ne sont pas acceptables, il convient de vérifier les données brutes. Voir Christine Cotton

Il ne s’agit pas d’un vaccin mais d’une injection, d’un nano médicament qui est un produit de bio-ingénierie.

Marie Laure Ledrich, experte en toxicologie réglementaire.

Un toxicologue identifie le toxique et propose un cadre de gestion pour évaluer les risques.

Comprendre les AMM nationales et européennes. (autorisations de mise sur le marché)

Comment fonctionne une AMM : le fabriquant doit démontrer les qualité du produit, l’origine des matières premières et l’efficacité lors des essais.

Comirnaty (Pfizer) :
    - aucune étude de toxicité supplémentaire pour ce nouveau produit qu’est l’ARN
    - aucune étude de toxicité subchronique  (pathologie induite de courte durée)et chronique (pathologie persistante) ce qui est pourtant conseillé pour les nouveaux composants (adjuvants, additifs…)
    - aucun test sur les diagnostiqués Covid
    - aucun test sur les immunos-déprimés
    - aucun test pour les transfusions sanguines
    - aucun test sur les femmes enceintes ou allaitantes
    - aucun test pour les personnes à problèmes psychiatriques ou médicaux

 

 

 

M.W: aujourd’hui plus rien ne fonctionne , aucun process n’est respecté, le poids des lobbys est énorme…

 

B.O.: pose la question des réactions inflammatoires qui ne devraient pas se produite comme l’indique Christian Velot généticien. / CRP : présents sans infections comme lors de rhumatismes inflammatoires.

 


14 avril 2022

« Soumission au discours : principes et ressorts »

Barbara Houbre : Maître de conférences en Psychologie Clinique et Psychologie de la Santé, Psychologue et Psychanalyste. Elle intervient ici au titre de citoyenne. Elle a fait partie durant 10 années d’une équipe de recherche spécialisée dans le domaine de la Santé Publique. Une équipe composée de médecins, statisticiens, épidémiologistes et psychologues de la santé. Aujourd’hui, elle exerce à l’université en tant qu’enseignant-chercheur avec une approche plus clinique d’inspiration psychanalytique.

Barbara Houbre : Maître de conférences en Psychologie Clinique et Psychologie de la Santé, Psychologue et Psychanalyste. Elle intervient ici au titre de citoyenne. Elle a fait partie durant 10 années d’une équipe de recherche spécialisée dans le domaine de la Santé Publique. Une équipe composée de médecins, statisticiens, épidémiologistes et psychologues de la santé. Aujourd’hui, elle exerce à l’université en tant qu’enseignant-chercheur avec une approche plus clinique d’inspiration psychanalytique.

 

                « Soumission au discours : principes et ressorts » 

ou « Moi la vérité, je parle »

 

Le titre fait en partie référence à un article écrit par un psychanalyste, J. Lacan. Il énonce le fait que « la vérité » est d’abord parlante. Mais quelles garanties offre la parole ?
La vérité doit être parlante : « est ce juste ? ».
Pour rappel, la science n’a pas de prétention à dire la vérité.
L’assertion incantatoire a pour effet de couper la parole de l’autre. Il doit y avoir une mise en débat car le doute est à la base de toutes les sciences.
L’épistémologie est la science des sciences, c’est une discipline de la philosophie. Elle étudie les courants de pensée dans la science. Elle n’est malheureusement plus enseignée à l’université ou de façon très marginale. Il faut être inscrit en philosophie pour en avoir une connaissance approfondie.

A. De l’épistémologie…

 

On trouve dans l’Histoire, deux courants différents : Rationalisme et Empirisme.

Pour le rationalisme, nos 5 sens nous trompent sur ce que nous pensons être la réalité.
L’allégorie de la caverne (Socrate) en est l’illustration : ce qui est perçu dans le fond de la grotte ne peut pas correspondre à la réalité et il faut donc sortir de cette caverne pour accéder à la réalité (comme le font les philosophes). Matrix, film culte, en est une très belle l’illustration.
Pour Platon, les mathématiques sont la voie qui nous permet de dépasser ce que l’on perçoit de la réalité.

Pour l’empirisme, nous avons accès à la réalité de manière objective et mesurable. L’empirisme, représenté par Aristote, remet à l’honneur les sciences de la nature. L’observation est à nouveau possible. L’astronomie sera la discipline phare de l’empirisme.

Ces deux courants transcendent les recherches dans chaque discipline. Il n’y pas UNE science et UNE vérité. Il y a DES sciences qui tentent d’approcher LES vérités.

Galilée a donné naissance aux sciences dites « modernes » et crée le premier invariant scientifique d’expression mathématique : c’est une « mathématisation » de la réalité. La réalité réduite à un chiffrage. Les observations confirment cet invariant. Rappelons que Ptolémée avant lui, avait énoncé le géocentrisme (à l’opposé de l’héliocentrisme). C’est un modèle erroné dont les prédictions étaient justes. Le modèle de Ptolémée a tenu 15 siècles. Cette indication doit pousser à l’humilité des résultats ou de ce que l’on présente comme une vérité.

Kant, rationaliste, exprime que chacun a sa représentation de la réalité. Il y a toujours un écart entre la réalité et sa représentation.

B. Des statistiques…

Winston Churchill disait « Ce que les statistiques montrent est intéressant mais comme les maillots de bain ce qu’elles cachent l’est encore plus »

Joan Ioannidis en 2015 a écrit un article « Pourquoi la plupart des résultats statistiques sont faux », il alerte quant aux conflits d’intérêts et aux enjeux financiers dans la recherche bioméciale. C’est pour lui un des 6 facteurs favorables à des publications présentant de faux résultats.

Si l’on considère le taux de létalité (le taux de mortalité des personnes infectées) par classe d’âge ainsi que les différents facteurs de risque, nous pouvons conclure que nous sommes en présence d’une syndémie et non d’une pandémie. La syndémie > lorsque l’expression d’une maladie au sein d’une population est conditionnée par des facteurs biologiques et/ou environnementaux qui aggravent l’expression d’une maladie.
Dans le cas du covid, ils sont à présent bien connus : l’âge, le surpoids voire l’obésité, et les comorbidités.

Dr Alice Desbioles (médecin de santé publique) : audition le 8 février 2022 auprès de la commission des affaires sociales dans l’évaluation dans le cadre de l’adéquation du passe vaccinal à l’évolution de l’épidémie de covid-19. Ses conclusions sont simples : l’instauration du passe sanitaire, le confinement et la fermeture des écoles sont des mesures qui ne sont pas fondées sur les preuves.

En revanche, en démographie le virus en 2020 a eu ce qui est appelé un effet « moisson » (augmentation de la mortalité chez les personnes âgées et fragiles à l’arrivée d’une saison grippale plus forte suite à plusieurs saisons consécutives de grippe avec peu de décès.).

Thomas Starck & Maxime Langevin, ingénieurs polytechniciens, ont réalisé une évaluation rétrospective de la gestion politique de la crise et des modélisations utilisées pour prendre des décisions politiques (résultats accessibles sur internet : https://evaluation-modelisation-covid.github.io/france/demarche). Ils ont éprouvé 11 modélisations (de l’Imperial College, Institut Pasteur, Inserm) et les ont comparées avec ce qui est advenu dans la réalité. Dans 9 cas sur 11, la réalité est dehors des valeurs proposées. On peut constater que les écarts entre les maxima et les minima sont tellement importants que les modélisations ne peuvent orienter les décisions politiques alors que les décideurs font bien évidemment le choix du scénario le plus dramatique. Il faut rappeler que la modélisation est ce qu’il y a de plus faible en niveau de preuve. Cette méthode n’est pas reconnue par la Haute Autorité de Santé. Leur conclusion : surestimation des évaluations concernant les admissions hebdomadaires à l’hôpital, surestimation du taux d’occupation des lits en hospitalisation conventionnelle, en soins critiques, etc.

Sans compter la désinformation dans la presse. Un exemple: lorsque Jérôme Marty indique à Noël 2021 800 hospitalisations d’enfants en 6 semaines, il omet de dire que sur le même laps de temps, 729 sont rentrés chez eux.

F. Alla, professeur en santé publique, a démissionné du Haut Conseil de la Santé Publique, une démission effective depuis le 5 janvier 2022. Il s’en explique dans le Quotidien du Médecin : lors de la crise sanitaire les agences dévolues à la santé (HCSP, Haute Autorité de Santé ou Santé Publique France) n’ont pas joué leur rôle d’expertise mais venaient entériner les décisions déjà prises en amont. « Durant la crise sanitaire, le HCSP a émis de nombreux avis techniques mais aucun avis stratégique. Il a pourtant, normalement, une mission stratégique mais c’est le Conseil scientifique qui a fixé les axes stratégiques importants durant la crise : confinement, couvre-feu, stratégie de vaccination, etc. Le HCSP se contente d’émettre des avis techniques de mise en application. On assiste à un dévoiement complet de l’expertise. »
Nous assistons donc à un transfert de compétences où tout le pouvoir d’expertise est attribué au conseil scientifique. Conseil scientifique dont il faut rappeler que sa constitution s’est faite par cooptation. Ce qui implique, à priori, qu’on n’y invite que des gens avec lesquels nous sommes plutôt d’accord. Est-ce qu’un débat d’idée, est-ce qu’une dispute, au sens positif du terme a pu se réaliser dans ce lieu ?


C. Des évènements indésirables :

La pharmacovigilance est passive, seuls 10% des cas seraient remontés d’après une évaluation du VAERS. La méthode d’imputabilité (lien de cause à effet)  est la méthode Begaud en France. Elle implique que l’évènement indésirable doit être spontanément réversible à l’arrêt du médicament (dechallenge-rechallenge). Dans l’exemple d’un médicament, on l’arrête et l’on voit l’effet indésirable disparaitre, puis on le reprend et l’on constate de nouveau la survenue du même effet indésirable. Evidemment cette méthode ne permet pas d’imputer un événement indésirable définitif. En cas de décès également, l’imputabilité n’est pas possible. A moins que le mort revienne à la vie, reprenne le vaccin pour décéder à nouveau.

Soumission au discours :

Il y a une logique mortifère de déshumanisation. Pour tendre vers la vérité, la science procède à la deconstruction de la réalité. Pour déconstruire et reconstruire, il faut du débat. Dans cette crise sanitaire, on a observé un refus de débat et un rejet de la parole. Il y a aussi un refus de la fin, de la mort. Dans une recherche de l’éternité : « pour ne pas mourir on nous empêche de vivre ». Notre société va devoir réapprendre à vivre avec la mort. Vitre comporte forcément un risque. Aujourd’hui, avec le chantage à la vaccination on oppose, la liberté et la vie (Stiegler et Alla).

Seul le consensus résiste au temps, il y a nécessité de temporalité dans les sciences. Il y a le temps pour la découverte et le temps de la justification. Supprimer ces deux temps revient à considérer qu’il n’y a pas d’histoire.

Le gouvernement a ainsi opposer bien (se faire vacciner) et le mal (ne pas se faire vacciner)  en justifiant la violence infligée et les attitudes criminelles à l’endroit de ceux qui ne feraient pas le bien. La déontologie Kantienne incite à penser le bien versus le mal dans chacune de nos actions en dehors de leurs conséquences. Aujourd’hui le bien/le mal n’est déterminé que par l’application des procédures et le respect des règles. Voir « La banalité du mal » Hannah Arendt.

Barbara Houbre conseille la lecture de « Gorgias » de Platon. Nous connaissons le combat que Platon et Aristote ont mené en leur temps face aux rhéteurs et sophistes qui usaient d’un univers qui ne serait qu’illusion pour mettre en avant des raisonnements qui ne visent qu’à persuader l’auditoire. Les sophistes ne s’encombrent ni d’éthique, ni de justice, ni de vérité.

La fonction politique connait en temps normal 4 pouvoirs : Légistlatif - Exécutif - Médiatique - Judiciaire.
Il n’y a plus aujourd’hui de contre-pouvoir. Difficile dans ces conditions de parler de démocratie.

La médecine qui nous a été proposée lors de cette crise sanitaire, à travers une vaccination aveugle pour tous, est une médecine sans clinique, sans patient. Une médecine qui s’occupe d’un organisme, sans âge, sans particularité, sans co-morbidité, sans poids, sans histoire, sans pathologie associée, sans allergie. Une médecine qui n’est d’ailleurs pas nouvelle. Skrabanek*, professeur de médecine et membre de l’équipe éditoriale du Lancet, a dénoncé dès 1997 le « totalitarisme rampant » du « culte d’une super-santé » (le biostylisme) avec le danger d’une normalisation collective des comportements érigée en politique d’état. Hannah Arendt a souligné combien l’insertion de l’humain dans le « métabolisme de la nature » est à l’origine de l’aliénation du travailleur dans les sociétés modernes. En effet, l’humain, parce que réduit à son métabolisme peut être suspendu. Le citoyen, parce que réduit à son métabolisme, peut être interdit de partager la vie en société, d’entrer dans un restaurant.  
    *  Skrabanek, P. & Mc Cormick, J. (1989). Idées folles, idées fausses en médecine. Paris : Odile Jacob    

De l’idéalisation de l’Amour en psychanalyse qui aliène et entraine la perte. La moralisation du discours d’Emmanuel Macron en juillet avec l’obligation d’injection a transformé un geste médical en geste politique. La médecine moderne doit être suggestive et non pas autoritaire.

L’épistémologie devrait être enseignée très tôt dans le cursus universitaire. Et la philosophie plus tôt chez l’enfant. C’est une discipline qui permet de mettre en perspective les discours.

 

Q° : quid de la psychose sociale collective ? Qu’aurions nous pu faire de plus pour faire comprendre , entendre ?
B.H. : On ne peut pas à proprement parler de psychose, qui est une structure, un mode de fonctionnement.
En psychologie, le réel n’est pas la réalité et renvoie à tout ce qui ne peut pas être représenté.
Le réel est l’impensable, l’innommable est en dehors du langage. En psychanalyse, ce sont la sexualité et la mort. Le réel a un effet de fascination, il capte le regard. Pour ne plus être fasciné par le réel que les médias a présenté sous nos yeux, il convient d’éteindre sa télé, de parler et de favoriser le débat scientifique.


Q° : les sous-citoyens. Est évoqué le discours de Vera Sharav, rescapée d’Auschwitz qui alerte sur les ressemblances du présent avec la shoah. Elle parle aussi de la masse silencieuse qui se rend complice des agissements criminels et de la souffrance. Que pensent les étudiants de tout cela ? Ne sont il pas trop enfermés par internet ?

B.H. : Il y a eu beaucoup de souffrances chez les étudiants pendant la crise. L’Université aujourd’hui mène à la professionnalisation, un formatage pragmatique alors que l’objectif premier de l’Université devrait être développement de l’esprit critique. Les étudiants ont une culture très large grâce à internet mais manque de débat critique. Peu d’entre eux savent en arrivant à l’université rédiger une dissertation et donc discuter des idées : thèse, anti-thèse, synthèse. C’est pourtant la base !

La fonction d’un intellectuel est de faire entendre aux politiques les récriminations de la Société, des citoyens. Ils amènent à écouter la parole des gens. Aujourd’hui la majorité des « intellectuels », si on peut encore les appeler comme ça, les infantilise et la parole est confisquée.

G.B. : les étudiants oublient l’humain - ils sont techniques (IRM, prises de sang…) M.W. : Pour exemple et avec de chaleureuses pensées pour Jean-Dominique Michel qui a été remercié de tous ses potes universitaires.
Dans plusieurs pays, la morale a été utilisée pour culpabiliser les enfants et les jeunes au mépris de l’intérêt supérieur de l’enfant (Conseil de l’Europe). On pourra parler de psycho-trauma dans 10/15 ans

M.W. : Pour exemple et avec de chaleureuses pensées pour Jean-Dominique Michel qui a été remercié de tous ses potes universitaires.
Dans plusieurs pays, la morale a été utilisée pour culpabiliser les enfants et les jeunes au mépris de l’intérêt supérieur de l’enfant (Conseil de l’Europe). On pourra parler de psycho-trauma dans 10/15 ans

Qu’aurions nous pu faire de plus pour faire comprendre , entendre ?
Ne pas désespérer, continuer à expliquer, une petite lueur peut intervenir à tout moment.

 


8 avril 2022

Collectif : « Les oubliés de la COVID »

-En résumé :

Qui sont ces Français touchés par une « double peine » sanitaire ?

Soumis à une impossibilité vaccinale selon l'avis de leur médecin traitant pour des contre-indications non reconnues officiellement (tels que les chocs anaphylactiques), ils se voient néanmoins frappés des mêmes mesures discriminantes que les « anti-vax ».

De très nombreux Français ayant fait des effets secondaires graves suite à injection (1), se voient privés d'exemption vaccinale à cause d'une liste officielle très restrictive (1bis). Est-ce que cela s'inscrit dans  l'esprit du tristement célèbre : « emmerder les non vaccinés » ? L'injonction macroniste pourrait-elle signifier également : discriminer ceux qui ne peuvent pas se faire vacciner ?

Au vu d'un COVID19 saisonnier ou de la possible apparition d'un nouveau virus, le pass vaccinal temporairement suspendu, reviendra en toute logique. Le nouveau contrat social défendu par le gouvernement : « Des devoirs avant des droits » (2) , décliné autour du concept de vaccination obligatoire, fera-t-il des « Oubliés de la COVID» les sacrifiés d'une nouvelle république sanitaire ?

 

-Plus de détails :

Dans son article « COVID-19 Se vacciner ? » (2bis), la Haute Autorité de Santé (HAS) rappelle un principe fondateur : « Décider avec son médecin ». Dans le chapitre final de cette même publication, référence est faite aux : « précautions à prendre pour certaines personnes. Certaines personnes ne peuvent pas être vaccinées … votre médecin a besoin de savoir si vous avez déjà eu des réactions allergiques graves ou des réactions importantes à un autre vaccin ... »

Cette saine logique n'est pas respectée dans les faits car le décret de loi de « gestion de la sortie de crise sanitaire » (2ter) ne reconnaît plus, ni l'expertise du médecin traitant, ni les antécédents de réactions allergiques graves avec risque vital ou les chocs anaphylactiques. Pourtant, les patients munis d'un certificat médical de contre-indication vaccinale Covid19 de leur médecin traitant bénéficient de la prise en charge gratuite des tests devenus payants pour les non vaccinés(4), preuve d'une reconnaissance officielle.

Dans l'esprit du décret précité, il faut que les patients à risque acceptent de jouer à la roulette russe et se soumettent « quoiqu'il en coûte » à l'injection du vaccin issu de thérapie génique. Puis, si ce patient fait une réaction non mortelle, il sera alors exempté des doses suivantes...

Pour prendre l'exemple du vaccin Pfizer, selon la source officielle du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies américains (Center for Decease Control - CDC), on peut constater un choc anaphylactique pour 100 000 injections Pfizer, contre 10 fois moins pour les vaccins de grippe traditionnelle (5). La même source montre également un accroissement important du risque pour les personnes déjà sujettes aux allergies aiguës et chocs anaphylactiques(5).

L'affaire Carla Vergellati semble un exemple parfaitement symptomatique de non reconnaissance des « oubliés de La CODID». Atteinte de la maladie de l'homme de pierre (fibrodysplasie ossifiante progressive ou FOP), cette jeune corse était soumise à une contre-indication formelle à la vaccination mais non reconnue (5bis). Après trois mois de combat, après avoir récolté 20 000 signatures sur une pétition (6), et après avoir participé à plusieurs émissions et articles dans les médias, Carla Vergellati aura pu finalement interpeller Gabriel Attal à la faveur d'une émission (7). Depuis, des cas analogues seraient pris en compte à travers des centres de maladies rares (CRMR/CCMR) (8).

 

En conclusion, et contre toute logique, les contre-indications et risques pourtant mentionnés par la HAS (1) et confirmés par le CDC, sont écartés arbitrairement et non reconnus pour l'exemption des vaccins COVID19 . Pourtant, le haut degré d'innovation des vaccins géniques encore en phase de tests, devrait pousser à la prudence, d'autant plus pour un public à haut risque(3).

S'il s'agissait du renoncement aux voyages, aux loisirs, restaurants, cafés, et à une partie de vie sociale, la situation serait uniquement liberticide pour cette catégorie de Français à risque. Mais, ce qui est donc demandé par nos autorités à ces oubliés du protocole vaccinal COVID 19, c'est d'accepter de risquer leur vie et leur santé pour pouvoir continuer à pratiquer une activité professionnelle (dans les catégories définies par le décret). Et tout cela, dans un climat délétère, d'incivilités, de pressions sociales, économiques, médiatiques et politiques, jusqu'à la mise en doute de leur qualité morale de responsabilité, voire même de leur citoyenneté ...

Discutée au sénat lors des votes du Pass vaccinal, l'objection de conscience pourrait représenter une solution pour cette petite minorité de Français menacés dans leur intégrité physique, mais aussi pour tous ceux affectés dans leur intégrité morale.

 

Contact du collectif : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Sources :

(1) Total d'effets secondaires graves suite au vaccin COVID19 selon le sénat et l' ANSM) https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/effets-indesirables-de-la-vaccination-contre-le-covid-19-les-chiffres-de-l

 

(1bis) https://www.ameli.fr/assure/actualites/covid-19-dans-quels-cas-la-vaccination-est-elle-contre-indiquee

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044272040

 

(2) (G. Attal porte parole du Gouvernement) https://www.lefigaro.fr/actualite-france/peut-on-dire-avec-gabriel-attal-que-les-devoirs-passent-avant-les-droits-20220131

 

(2bis) https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-03/fu_covid19_se_vacciner_decider_medecin_26_mars.pdf

 

(2ter) https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044272040 ou résumé :

https://www.dossierfamilial.com/actualites/social-sante/covid-19-la-liste-des-contre-indications-a-la-vaccination-mise-a-jour-898378

- (3) https://www.marianne.net/societe/sante/les-exclus-du-passe-sanitaire-malgre-eux-et-parfois-a-cause-de-lappreciation-de-leur-medecin (par exemple : voir le cas de « Sylvie, Georges, Robert »)

et https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/pass-sanitaire/pass-sanitaire-celles-et-ceux-qui-ne-peuvent-pas-se-faire-vacciner-denoncent-une-double-peine_4728139.html ainsi que https://www.lefigaro.fr/sciences/covid-19-quelle-injection-de-vaccin-pour-les-personnes-allergiques-20210315 (Pierre allergie aux curares  )

(4)https://www.ameli.fr/assure/actualites/prise-en-charge-des-tests-covid-19-partir-du-15-octobre-quels-changements

(5) https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7002e1.htm

( Risques accrus chez allergiques : Voir : FIGURE. Interval (minutes) from vaccine receipt to onset of anaphylaxis (A)* )

et

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2518872-choc-anaphylactique-anaphylaxie-definition-signes-tampon-traitement-vaccin-covid-pfizer-que-faire/

(6) https://www.change.org/p/minist%C3%A8re-de-la-sant%C3%A9-pass-sanitaire-pour-les-personnes-ne-pouvant-pas-recevoir-de-vaccin?redirect=false

(7) https://www.faire-face.fr/2021/08/27/la-galere-des-exclus-de-la-vaccination-pour-pathologie-oubliee/

https://www.faire-face.fr/2021/11/05/passe-sanitaire-cas-contre-indication-medicale/?fbclid=IwAR0IwOZX38r7HiFBS6nC2kmVfuzRz64Igx7xaK7d63yNCY6gpmUtiqd6J_U

(8) -listes des maladies et centres maladies rares CRMR/CCMR :

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/liste_des_centres_reference_labelises.pdf


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