Nous rapportons ici un témoignage courageux que nous rendons anonyme afin de préserver cette famille. Le but est de faire connaître les agissements intolérables, ignobles et injustifiés des services sociaux et de la justice à l’encontre des familles, avec une « préférence » pour les familles catholiques.
Les moyens de coercition déployés à l’encontre d’une famille dont le seul souhait est d’élever ses enfants comme elle l’entend et bien évidemment, sans qu’il n’y ait aucun danger pour les enfants, permettent de qualifier ces agissements de véritable persécution exercée par une puissance d'État incontestablement arbitraire.
Avant de lire ce témoignage, rappelez-vous que : la France est championne du nombre de coups et blessures volontaires en Europe (Eurostat) bien loin devant n’importe quel autre pays de l’Union européenne, les peines infligées sont bien en deçà de ce que prévoit le Code pénal, les violences sexuelles ont été multipliées par 2 en seulement 8 ans, 94% des plaintes sont classées sans suite et enfin, scandale après scandale, les violences que subissent les enfants au sein des services de l’ASE vont jusqu’à la prostitution…
Voici maintenant le témoignage d’une de ces familles. Me Virginie de Araújo-Recchia confirme qu’elle est bien loin d’être un cas exceptionnel (voir entretien avec la famille C ou encore les révélations de Federico Mele). Deux cas dans lesquels on retrouve le même modus operandi et les mêmes collusions. L'article récent de la présidente de l'Onest, Me Virginie de Araújo-Recchia, donne d'ailleurs l'alerte.
Totalitaire rime ici avec Lucifer.

TÉMOIGNAGE
Nous répondons à un appel à témoignage relayé par le site catholiques de france concernant les « atteinte à la vie privée et familiale, maltraitance institutionnelles, discrimination religieuse », etc. Voici en quelques lignes notre témoignage, que je vous livre non sans émotion.
Nous n’avons jamais eu d’avocat, n’en ayant pas trouvé, et aujourd’hui nous ne sommes plus en France.
2013, premiers évènements :
Nous avons été confrontés de la part du personnel médical à des humiliations et menaces d’enlèvement d’enfant dès la naissance de notre première fille, née légèrement prématurée, alors que nous avions initialement prévu une naissance à domicile avec des sages femmes assermentées. On me reprochait d’avoir eu le projet d’accoucher à domicile, ainsi que d’être trop présente aux côtés de mon enfant, et d’avoir ajouté des clauses dans la décharge de responsabilité civile de mon enfant que j’étais obligée de signer en entrant à l’hôpital, ayant notamment refusé la vaccination des 12 jours. Le séjour à l’hôpital de 18 jours fut particulièrement difficile (malgré l’excellente santé de ma fille à la naissance, maintenue lourdement hospitalisée pour des questions de pur protocole et de place), et s'est prolongé par un suivi à domicile obligatoire avec la PMI particulièrement intrusif, assimilable à un harcèlement, avec encore des menaces d’enlèvement. On nous a alors conseillé de changer de région car déjà nous « étions fichés ».
2018 : signalement pour « information préoccupante »
Alors que nous avions un enfant de moins de 6 ans non scolarisée (l’école n’étant alors pas obligatoire avant 6 ans) et une autre de 1 an, et que j’étais enceinte de mon 3ème enfant, nous recevons un courrier pour « information préoccupante » concernant nos enfants, à la suite d’une dénonciation anonyme, rapidement identifiée comme venant de mes parents (que j’avais pourtant chaleureusement accueillis pendant plusieurs jours peu de temps auparavant, et qui ont constaté de leur propre aveu que mes enfants allaient très bien), ce qui fut confirmé par la suite. Les dénonciateurs (dépressifs, maladivement anxieux et particulièrement procéduriers) ont mentionné tout ce qui leur passait par la tête… Ce que la PMI a repris à son compte sans discernement, car ils prennent en compte toute dénonciation quelle qu'elle soit. L’enquête sociale qui a suivi a donné lieu à plusieurs entretiens, à domicile et au centre départemental de la PMI. Toute notre vie est passée au crible (choix éducatifs, religieux, médicaux, organisation familiale, situation financière, logement, etc), de manière indiscrète, insidieuse, inquisitrice, menaçante, parfois jusqu'au rocambolesque… Mon mari est d’abord sur la défensive (et pour cause !), mais l'enquête se finit par des félicitations et des encouragements verbaux de la part des enquêtrices, admiratives de nos enfants et de notre famille.
2019 : saisie du Procureur et nouvelles enquêtes
Suite à une relance des dénonciateurs au Procureur, nous recevons en juin 2019 des courriers relatifs à une évaluation scolaire et médicale. Nous venions d'inscrire notre aîné en CP en établissement à distance, qui avait envoyé un certificat de scolarité à l'académie et fait une déclaration en mairie.
Nous avons envoyé des courriers demandant aux services sociaux départementaux l'accès au dossier nous concernant, mais on nous répond que c'est impossible car il est en cours d'instruction.
Pour échapper à ce climat délétère pour l’éducation de nos enfants et la tranquillité de notre famille, et pour anticiper une éventuelle escalade, nous quittons la France fin 2019 avec nos 3 enfants.
2020 : procès et dernier séjour en France
Lors d’un bref retour en France début 2020, ne nous étant pas encore séparés de notre logement, nous découvrons dans la boîte aux lettres, outre un courrier de confirmant que notre enfant est scolarisée, une convocation pour un procès pour « enfance en danger, maltraitance » auprès du tribunal pour enfants, et le compte-rendu dudit-procès.
Les éléments mentionnés dans le compte-rendu du procès sont, pelle-mêle et de mémoire (nous ne l’avons hélas plus sous la main pour le moment, ne sachant plus où on l’a mis) : appartenance à la « secte sédévacantiste », pratique religieuse (prières en famille), apparence physique (« enfants pâles »), choix vestimentaires (port de jupe), choix de vie (mère au foyer), école à la maison, soupçons de manquements au suivi médical et de non-vaccination, « méfiance envers les services sociaux », déménagements, etc.
Le procès demande une « évaluation en milieu familial », impliquant que tous les membres de la famille soient « évalués » par une association para-étatique mandatée.
En quittant le territoire, nous avons eu droit à une procédure « Amber alert » à l’aéroport, pour clore ce qui fut notre dernier séjour en France en famille.
2022 : tentative d’enlèvement d’enfants
Le jour de Pâques 2022 mes beaux-parents ont eu la visite 4 camions de gendarmerie, étant encore officiellement domiciliés chez eux. Ma belle-mère a un interrogatoire difficile à la gendarmerie, qui la met en larmes, et on lui dit alors qu’on allait « chercher les enfants, quel que soit le pays ». On apprend aussi que des gendarmes sont allés à l’ancien lieu de travail de mon mari. Celui-ci a finalement eu une discussion par téléphone avec la gendarmerie et l’affaire s’est calmée.
2024 : avis de recherche
En navigant sur Internet, nous nous rendons compte qu’une association de recherche de personnes disparues diffusait un avis de recherche me concernant, avec des éléments privés (photos, noms, « porte des jupes, un chapelet, prie souvent, a souvent un bébé avec elle » etc), sollicitée par mes parents (qui ont pourtant toujours mon contact, celui de mon mari, de certains de nos proches etc). Nous prenons contact, ils demandent d’abord une photo récente et une lettre manuscrite, mais suite à nos explications et nos menaces le dossier est clôturé.
Situation actuelle :
Depuis notre départ, notre vie est plutôt paisible, avec nos 6 enfants. Après que nos 2 premières naissances en établissement hospitaliers se soient très mal passées, ne serait-ce que sur le plan médical, nous avons connu 4 naissances à domicile qui se sont très bien passées, ce qui nous a conforté dans ce choix. Nous avons toutefois rencontré des difficultés administratives avec le consulat de France qui a refusé par 2 fois d'enregistrer la naissance d'enfants nés à domicile, ce qui nous a également placés dans une situation délicate vis-à-vis des autorités locales. Nous avons eu aussi des remarques désobligeantes de la part du personnel du consulat concernant le nombre d'enfant, le choix des prénoms (prénoms classiques français), notre religion...
Nous vivons aujourd’hui de manière discrète, loin de notre région d’origine, que nous n’aurions jamais quittée si nous avions pu y élever nos enfants sereinement, dans le respect de notre vie privée, de nos convictions et de notre autorité parentale.
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